Programme thématique


Les danses du Tibet

Au Tibet, la tradition des Danses remonte à Gourou Padmasambhava, qui, venu de l’Inde, introduisit le Bouddhisme au Tibet. Ces danses sacrées, ou Tcham, tiennent une place importante dans le bouddhisme tibétain, faisant partie intégrante de la pratique spirituelle.

Si traditionnellement ces danses s’inscrivent au sein de cérémonies qui durent des jours et des nuits, leur présentation sur une scène occidentale n’en fait pas, loin de là, un spectacle folklorique, mais un simple raccourci possédant à l’identique la force et l’essence du Tcham.

Par les formes, les couleurs, les sons, les masques, les costumes et les symboles, le Tcham a pour objectif de faire croître en l’homme son intériorité et de l’amener ainsi à se libérer de la souffrance occasionnée par les émotions.

Les attributs, parfois guerriers, que brandissent les danseurs sont un rappel du combat de l’Eveil contre l’Ignorance, de la lucidité sereine sur le tourbillon des émotions. Les chants et les rires formidables mettent en fuite les légions de Mara, le démon symbole de l’attachement au soi.

Les danses sacrées du Tibet sont l’expression d’un partage spirituel mais aussi le témoignage d’un peuple qui, après avoir subi un génocide humain, vit aujourd’hui un génocide culturel. Ces danses, incursion dans le monde sacré des moines, nous permettent de découvrir une facette passionnante de la culture tibétaine.

 


Chants traditionnels

Il s'agit de chants des moines de Gyuto (chants traditionnels gutturaux)

Lors de rituels de purification, le Maître de chant dirige un chant qui rend hommage au Bouddha,  à son enseignement, et à la Sangha (assemblée des disciples) qui se poursuit ensuite par les différentes offrandes faisant appel aux cinq sens.

La pratique de Tcheu (qui veut dire couper/trancher en tibétain) est un chant traditionnel au pouvoir purificateur et de guérison très puissant. Les pratiquants utilisent de merveilleuses mélodie qu'il accompagne du damarou (tambourin à boules qui fouettent), de la cloche et du kangling (sorte de cor).

 


Le Mandala de sables colorés

Le mandala est un mot d'origine sanskrit qui signifie "cercle, centre, unité, totalité". Les moines tibétains créent ces cercles de sables colorés depuis plusieurs siècles dans le but de méditer.

Grâce au Chak-Pur, un outil qui permet de déposer le sable mélangé à des colorants naturels, les minutieux dessins se forment pour devenir de véritables œuvres d'art. Chaque détail a son importance et rien n'est laissé au hasard. L'élaboration d'un mandala prend au minimum trois jours.

Un mandala peut être décrit comme le palais d'une déité de méditation et son entourage, devant être visualisé en trois dimensions. C'est un support de méditation visant à unir la sagesse et la vacuité et qui produit une empreinte positive sur l'esprit en invitant les forces de guérison.

Une fois le mandala terminé, il est consacré par une cérémonie. A la suite, ce chef d'œuvre de minutie est détruit et les grains de sable déposés dans une rivière. Cette dispersion rituelle est le symbole de l'impermanence des phénomènes composés.

 

Lors de leur présence à KARMA DEDJUNG LING du 12 au 18 juin 2017, les moines réaliseront un grand mandala de Tara Blanche dans le Temple du Centre.

Tara est un Bouddha féminin, libératrice de l'adversité et protectrice des dangers.

Tara Blanche est l'un des vingt et un aspect de son énergie et agit pour protéger les êtres de la souffrance physique et mentale ainsi que pour prolonger la vie. 


Divination (Mo) et Astrologie tibétaine

Les racines de l'astrologie tibétaine puisent dans plusieurs sources, les unes anciennes, comme la religion sans nom et l'antique religion Bön du Tibet, les autres plus récentes comme l'astrologie chinoise et indienne.

Elle est lunaire (et non solaire comme en Occident), se base sur les éléments (bois, feu, terre, métal et eau) et leurs interactions, les animaux, les étoiles, les constellations, des carrés magiques et autres figures.

C'est une science divinatoire très poussée qui constitue un auxiliaire précieux pour la médecine tibétaine. Elle donne des éléments pour que chacun puisse interpréter son propre thème et offre une approche complémentaire à celle de l'Occident.

La consultation d'astrologie se concrétise sur le plan pratique par un calendrier détaillé permettant de conformer sa vie quotidienne avec les rythmes cosmiques naturels de façon individuelle ou générale.

 

Le Mo est une forme de divination qui fait partie de la culture tibétaine. Les tibétains font appel au Mo lorsqu'ils doivent prendre d'importantes décisions concernant leur santé, le travail ou avant de faire un voyage. La technique s'appuie sur des dés. Les réponses fournies par le Mo sont considérés comme provenant de Manjushri, le Bodhisatva de la Sagesse. 

 

Lors de la présence des moines à KARMA DEDJUNG LING, Lama Siling Rinpoché et son assistant Lama Nyima, formés à la divination et l'astrologie proposeront des consultations individuelles sur rdv.


Débats Monastiques

Dans le bouddhisme, l'enseignement repose sur trois aspects : l'écoute, la réflexion et la méditation approfondie.

Dans les universités monastiques, les débats sont la seule façon d'enseigner. C'est une méthode qui permet de développer la vivacité intellectuelle et logique des étudiants moines en faisant travailler les facultés d'analyse et d'investigation.

L'enseignement philosophique sur un point précis est présenté aux élèves sous forme de débat, puis les textes de référence sont lus de façon individuelle. Les moines mémorisent les différents éléments, y réfléchissent en profondeur et se préparent à en débattre avec les autres étudiants.

Le débat sert à confronter les différentes interprétations possible de l'enseignement, à les soumettre à l'analyse et à la critique des participants avec pour but d'en trouver ensemble l'interprétation correcte.

Même sans comprendre le sens des paroles échangées, c'est un spectacle très beau à voir car, lors du débat, les participants emploient des gestes codifiés (principalement des mains et des bras).

Deux interlocuteurs se font face : le messager de la tradition, défendeur d'une thèse est assis. Le moine "challengeur", clarificateur du raisonnement, ne défend aucune thèse, se tient debout devant lui et lui pose des questions. Le débat est ponctué de claquements de main et de gestes effectués avec beaucoup de grâce à la manière d'une danse.


Vente d'article d'artisanat tibétain

Tout au long de la semaine, lors de votre visite à Longchamp, vous pourrez acheter des articles d'artisanat tibétain au profit du Monastère de Sera Mey.

Vous trouverez entre autre des couvertures, des pashminas, de l'encens, du thé, des bijoux, des objets rituels...